Élections communautaires 2026

L’AMRF s’engage aux côtés des maires ruraux pour une intercommunalité au service des communes

Alors que les nouveaux conseils municipaux s’installent partout en France, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) rappelle que la mise en place des instances intercommunales doit se faire au service des communes, dans le respect de l’autonomie et de la voix de chaque territoire.

Elle invite les élus ruraux à se mobiliser et à unir leurs forces pour investir la gouvernance communautaire et représenter les intérêts des habitants de la ruralité.

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Communes nouvelles

Les Maires ruraux réclament une consultation obligatoire et refusent toute prime à la fusion

À l’heure où le Parlement examine une proposition de loi visant à faciliter la création et le fonctionnement des communes nouvelles, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) réaffirme une position constante : aucun projet ne doit être engagé sans consultation préalable des habitants concernés.

Pour l’AMRF, il s’agit d’un principe démocratique élémentaire : nous ne modifions pas durablement le cadre communal sans donner la parole à celles et ceux qui y vivent. La consultation constitue ainsi une condition de légitimité pour toute fusion.

Depuis de nombreuses années, l’association défend cette ligne : si des communes souhaitent se regrouper autour d’un projet partagé, elles doivent pouvoir le faire librement. Mais une fusion ne peut être ni suggérée par défaut, ni encouragée pour des raisons budgétaires, ni décidée à distance des population.

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Février 2026

N°432 – Quelle école demain ?

ÉDITO

Jean-Paul Carteret,
Président par intérim de l’AMRF

Quelle école demain ?

La baisse de la natalité rebat les cartes de la scolarisation en France. En milieu rural, elle frappe plus tôt, plus fort et plus durablement. Même si la fécondité y reste légèrement supérieure à celle des villes, elle ne compense ni le vieillissement ni les décès. Partout, les élus locaux s’interrogent. Comme les jeunes parents. Et c’est légitime.

Car après la santé, l’école est au cœur des préoccupations des habitants. Où seront accueillis les tout-petits ? Où iront les enfants de la maternelle au primaire ? À quelle distance, dans quelles conditions, avec quels services autour ? Ces questions dépassent la seule organisation scolaire : elles engagent l’avenir même de nos communes.

Soyons clairs : l’école est LE levier structurant de l’aménagement du territoire. Là où elle disparaît, les familles hésitent, les services reculent, la vie locale s’étiole. Là où elle tient, elle définit un territoire de vie : c’est là que les enfants se retrouvent, apprennent et grandissent ensemble, font société et créent ce lien intergénérationnel si précieux avec les parents et les grands-parents, tout en attirant d’autres services.

Nous sommes à un tournant. Face à la baisse des effectifs, la tentation est grande d’appliquer une logique purement comptable. Ce serait une erreur stratégique. L’Éducation nationale ne peut durablement raisonner à la calculette sans mesurer les conséquences territoriales de ses décisions. Les maires ruraux, eux, en assument chaque jour la responsabilité.

Cela ne signifie pas refuser toute évolution. Les regroupements pédagogiques et les territoires éducatifs ruraux peuvent être des solutions, à condition d’être construits dans la concertation, avec une répartition claire des rôles entre communes. Bien pensés, ils peuvent préserver l’attractivité de chacune d’entre elles et garantir une offre éducative de qualité.

Mais l’école rurale de demain ne se limite pas aux murs de la classe. Les communes assurent déjà l’accueil périscolaire, le temps du midi, les activités éducatives. Cette continuité doit être reconnue. Pour être pleinement attractive, l’école rurale doit aussi intégrer la petite enfance, service décisif pour l’installation des jeunes familles.

Les échanges récents avec le ministère et la convention signée par l’AMRF vont dans le bon sens. Encore faut-il les décliner concrètement, département par département, au plus près des réalités locales.

Car l’école rurale ne se décrète pas depuis Paris : elle se construit sur le terrain, avec les élus. Nous y sommes prêts !

C’est cette école-là que nous défendons. Une école qui n’oppose pas efficacité et proximité. Une école pensée comme un pilier de l’aménagement du territoire. Une école pour l’avenir de nos communes.

Jean-Paul Carteret
Président par intérim de l’AMRF

Municipales 2026

Dans nos villages, la démocratie tient parole

La publication par le ministère de l’Intérieur des listes candidates aux élections municipales de mars 2026 apporte un démenti clair aux discours annonçant une crise démocratique dans les communes rurales après la généralisation du scrutin de liste.

Sur 34 875 communes, 68 seulement se retrouvent sans candidat au premier tour, soit 0,19 % du total – un chiffre inférieur à celui de 2020 (106) et dans la moyenne de 2014 (64). Autrement dit, dans 99,81 % des communes, des équipes se sont constituées.

La fin du panachage et l’extension de la parité n’ont pas freiné la dynamique locale. Elles ont été intégrées avec responsabilité. Beaucoup prédisaient des difficultés insurmontables pour constituer des listes paritaires dans les villages ; les faits démontrent que lorsque la règle est claire, les élus et les habitants s’organisent. […]

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Janvier 2026

N°431 – Être et aimer, du statut à la posture de l’élu !

ÉDITO

Jean-Paul Carteret,
Président par intérim de l’AMRF

Être et aimer, du statut à la posture de l’élu !

C’était notre demande, notre combat de longue date à l’AMRF. À moins de cent jours des élections municipales, alors que la crise de l’engagement local est bien réelle, comment ne pas saluer l’adoption du statut de l’élu ?

Le texte adopté le 8 décembre constitue une avancée majeure. Il renforce concrètement les conditions d’exercice des mandats locaux : meilleure articulation entre vie professionnelle et engagement public, clarification des droits et des protections juridiques, reconnaissance accrue de l’investissement des élus. Il marque aussi une étape importante dans la reconnaissance du rôle des maires, avec une visibilité nouvelle de leurs droits.

Oui, ce statut est un progrès. Mais il ne saurait suffire. Car être maire, surtout dans nos communes rurales, ne relève pas seulement d’un cadre juridique : c’est une posture, une manière d’être au service des autres. Avec l’expérience, je peux en témoigner : on ne devient pas maire pour soi, ni pour quelques-uns. On le devient parce que l’on aime les gens et son village.

Polyvalents par nécessité, les maires ruraux sont sur tous les fronts. Ils s’occupent de tout, souvent sans compter, avec une priorité constante : répondre aux attentes de leurs concitoyens. Organiser des activités péri ou extrascolaires, une chasse aux œufs, un carnaval ou un simple goûter n’est jamais anodin. Cela suppose d’aimer les enfants, de les écouter, de leur répondre, parfois simplement de leur rendre un bonjour.

Être à l’écoute des aînés impose la même exigence. Comprendre, accompagner, faire preuve d’empathie : il faut aimer pour entendre leurs besoins de proximité, de services, d’humanité, à l’heure où le numérique envahit leur quotidien et, souvent, les dépasse.

Et pour faire vivre le lien social, pour cultiver le bien vivre ensemble, pour maintenir ces rencontres indispensables entre habitants tout au long de l’année, là encore, il faut aimer. L’avons-nous oublié ? Durant la crise sanitaire, le maire a été le premier maillon de la chaîne sociale, parfois le seul repère.

Alors oui, je forme un vœu : celui de parlementaires qui aiment « les gens » et la France comme nous aimons nos habitants et nos villages. Et qui nous proposent, eux aussi, des budgets responsables et équilibrés – comme nous y sommes contraints chaque jour dans nos communes et nos intercommunalités.

Jean-Paul Carteret
Président par intérim de l’AMRF

Communiqué de Presse – 10 décembre

ACCÈS AUX SOINS
Un partenariat inédit avec Qare pour améliorer l’accès aux soins dans tous les territoires, notamment pour les femmes victimes de violences

Lundi 08 décembre, à Varzy (Nièvre), Gilles Noël, vice-président de l’AMRF en charge de la santé et maire de Varzy, et Sylvie Nhansana, CEO de Qare, ont signé la première convention de partenariat entre l’AMRF et Qare, leader de la téléconsultation en France depuis 8 ans et société agréée par le ministère de la Santé, en présence du Ministre Michel Fournier.
Ce partenariat vise à renforcer l’accès aux soins, notamment en santé mentale, pour l’ensemble des citoyens, et plus particulièrement l’accompagnement des femmes victimes de violences sexuelles ou intra-familiales et contraintes avec leurs enfants de quitter leur domicile pour fuir des violences, en mobilisant les élus locaux comme relais de proximité dès le “premier kilomètre”. […]

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#macommuneestutile 

CONTACT PRESSE :

Cédric Szabo, directeur // Association des Maires Ruraux de France
06.85.76.94.90 // 04 37 43 39 80 // cedric.szabo@amrf.fr // amrf@amrf.fr // @maires_ruraux

Ingénierie territoriale

Menace sur les CAUE : les maires ruraux refusent le démantèlement de l’ingénierie de proximité

Alors que le réseau des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) alerte sur leur crise financière et le risque d’une suppression de postes sans précédent, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) réaffirme son soutien à ces structures essentielles pour les communes et les habitants des territoires ruraux. La fragilisation de ce service public majoritairement gratuit constitue une perte majeure pour l’aménagement et la transition écologique au cœur de nos villages.

L’AMRF aux côtés des CAUE pour la pérennité du service public

Déjà cosignataire d’une tribune aux côtés de la fédération nationale des CAUE et des Départements de France à l’été 2025, l’AMRF constate avec regret que la situation n’a cessé de s’aggraver en un an. Rappelant que les premiers bénéficiaires en sont les élus et les administrés des territoires ruraux, l’association déplore l’absence de mesures concrètes pour empêcher le délitement de cette ingénierie locale, de proximité et en majorité gratuite – rare exemple d’équité territoriale. Un service public pourtant vital à l’heure où les maires ruraux sont en première ligne face aux défis de la crise climatique et la nécessité de repenser le développement urbanistique de leur village.

(…)

Qu’il s’agisse d’études préalables pour la commune ou de conseils gratuits aux particuliers avant le dépôt d’un permis de construire, le CAUE est le garant de la qualité de notre cadre de vie. Briser ce modèle, c’est priver les territoires ruraux de ressources pour construire et façonner les espaces, protéger le patrimoine et favoriser la transition écologique

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